L’année 2009 s’est terminée par un séjour à Biarritz et j’aimerais vous présenter ici les quelques traces persistantes que cette ville a déposées sur mes rétines. Ayant naturellement l’âme accrochée aux Pyrénées et le coeur plongé dans les entrailles de l’océan, un voyage à Biarritz et sur la côte basque en général, n’est jamais pour moi un voyage comme les autres et je vous invite à partager ici un peu de mon expérience.

Ce territoire que je me plais à entretenir de fantasmes et de rêves a pour moi la magie des frontières. Frontière avec l’océan que la pratique du surf vient consacrer (au sens strict et spirituel du terme), frontière avec l’Espagne, mais frontière historique également, tant on y voit de vestiges d’une époque où l’aristocratie russe y venait en villégiature. J’ose à peine ajouter frontière avec le Ciel tant celui-ci s’impose aux âmes romantiques comme le plus beau des miroirs. Bref, tout dans cet ancien village de pêcheurs confinerait à l’idéal s’il n’était souillé par ces relents désagréables de station balnéaire qui viennent tout gâcher de leur sinistre trivialité.