Je vous dévoile aujourd’hui pour la première fois l’intégralité de ce qui constitue certainement une de mes toutes meilleures séances photo de ces dernières années. Cette séance, qui date de 2015, a été réalisée avec Alicia sous un orage de juillet dans le parc de Miribel-Jonage. Cela faisait plusieurs semaines que je scrutais avec impatience les prévisions météos dans l’attente d’un orage que je pourrais utiliser sur ce projet. Lorsque celui-ci a finalement montré le bout de son nez, j’ai contacté Alicia pour lui proposer cette séance qu’elle a gentiment acceptée.

J’ai commencé cette séance par quelques photos dans un environnement végétal, principalement destinées à prendre mes marques avec Alicia afin de comprendre comment elle répondait à mes consignes et à nous habituer l’un à l’autre. Mais dès que l’air a commencé à s’électriser, je l’ai immédiatement invitée à changer de décor pour rejoindre la rive du lac.

Là encore, j’ai commencé par quelques photos préparatoires, focalisées sur son visage. On l’y voit de face et de profil. J’ai ensuite orienté la séance vers les images que j’avais en tête et qui constituaient mon projet principal. Le point de vue change. Je la photographie le dos tourné vers moi, le buste en direction du vent violent qui s’abat sur nous. Il pleut, les conditions de prises de vue sont difficiles. Je lui donne quelques indications sur le type de mouvements que j’attends d’elle. Elle s’exécute avec application. Mon attention se concentre sur sa colonne vertébrale, sur sa peau qui se tend sous le froid et sur ses bras qui se nouent. Toute la tension que j’espérais est là. Son corps répond parfaitement à la violence des éléments. L’intérieur et l’extérieur à l’unisson. L’électricité est partout. Elle est palpable. Le résultat est à parfait à mes yeux.