Carabane again…

Bon là, en fait, je commence un peu à me lasser. La monotonie arrive vite, même au paradis. Je m’amuse toujours autant avec les Espagnoles et les musiciens, mais je crois que j’ai déjà fait le tour de toutes les activités possibles ici.

Après une courte visite sur l’île de NGueye, je décide de rentrer seul sur Carabane et les laisse s’amuser et dormir ici. Depuis, ce matin, je suis ravagé par la fièvre et un mal de gorge… Si j’ai attrapé une angine ici, j’aurais au moins l’honneur de rentrer dans les annales médicales. A moins que ce ne soit la malaria, la fièvre jaune, une hépatite, le virus Ebola… ou un gros rhume…

A vrai dire, je pense que c’est plutôt une allergie. La literie ici est imprégnée de poussière et d’acariens. A chaque respiration, j’ai l’impression de plonger la tête dans un sac de ciment.

Me voilà donc vautré dans ma chaise comme un lamantin échoué sur la plage, attendant la fin et imaginant les horribles souffrances à venir. Je n’aurais pas dû lire cette page qui décrivait les pires maladies du pays et leurs symptômes atroces. L’imagination, c’est comme un virus, en pire.