Aubes blanches – Jour 19 – Norvège

18.10.2016 | 5°C | Temps dégagé, à peine voilé

Nous traçons vers Trondheim au sud. Les paysages offrent moins de reliefs mais de belles ambiances de pins et de rivières lascives nous accueillent néanmoins. Nous croisons notre deuxième voiture de police en trois semaines. Les arbres ont désormais presque toutes leurs feuilles et leurs couleurs d’automne. Les habitations se font plus nombreuses, la circulation aussi. En contrepartie, nous captons enfin des radios qui passent de la musique. Nous visitons Trondheim et son quartier hipster : barbiers, boutiques de vélos, tout y est. En Norvège et en Suède, même les petites villes de province feraient pâlir de ringardise le plus hype des fujistes barbus de la croix-rousse. Lucie m’offre un chocolat chaud et un muffin pour remplacer un cheesecake d’anniversaire que j’attends encore… désespérément… Nous trouvons un chemin en forêt pour passer la nuit et continuons nos aventures culinaires avec les « fiskboal » (nom inventé par nos soins) achetés au marché aux poissons de Trondheim…

Aubes blanches – Jour 20 – Norvège

19.10.2016 | -5°C | Temps couvert, puis ciel bleu

La route d’Opddal à Dombas réserve de belles surprises. Magnifiques paysages. Lacs et rivières gelés. Enchaînement de plaines, de vallons sous les nuages et de vallées encaissées. C’est encore plus beau en s’approchant d’Andalsnes. Le spectacle devient tout simplement dingue en approchant de Geiranger. Les parois verticales plongent dans l’eau où se reflètent des arbres en feu. La route serpente en lacets étroits et raides. C’est jouissif. Entre Geiranger et Strynn un lac de montagne plongé dans les nuages nous offre une nouvelle vision irréelle. Un dégradé de couleurs, du chaud au froid l’irradie naturellement. Vanité de Lightroom !!! Le soleil couchant nous accompagne de Strynn jusqu’au phare de Krakenes. Vanté par notre Lonely Planet, c’est en réalité un phare minuscule sans intérêt. Et les « moulins à vent » eux aussi vantés par ce guide sont en fait des… éoliennes. Gros fail… La route pour y parvenir quant à elle, vaut le détour. C’est peut-être le vingtième village du bout du monde que l’on visite mais il est aussi onirique que les précédents. Nous dégustons les pavés de saumon mariné achetés à Trondheim. Un pur délice ! Certainement le meilleur saumon que j’aie jamais mangé ! 

Aubes blanches – Jour 21 – Norvège

20.10.2016 | 4°C | Beau temps

Très beau lever de soleil sur notre camp de base. Quelques minutes de route et nous arrivons sur une magnifique plage de sable blanc. L’occasion de faire un peu de lessive et, forcément, de me baigner. 8°C extérieurs. La baignade est agréable. La plus chaude du voyage. Il est pourtant bien difficile de se réchauffer ensuite avec des chaussures et des chaussettes humides. Lucie nous prépare du café bien chaud… Mais quel goût dégueulasse ! Nous réalisons que l’eau de la douche que nous avons utilisée pour faire ce café, nous laver et faire notre lessive est en fait de l’eau de mer… salée donc… Merci à l’humour norvégien d’avoir installé des douches d’eau salée en bord de plage. Faut vraiment être con.

Suite de la route. Rien d’épique mais de beaux paysages qui s’enchaînent avec leurs dégradés de couleurs automnales. Pause déjeuner au bord d’un lac. Très bel endroit. Il fait bon, je peux enfin essayer le hamac ! Encore de la route l’après-midi jusqu’au soir 20h. Nouveau ferry. Les Norvégiens ont deux occupations dans la vie : faire des travaux au bord des routes et promener leur chien vêtus d’un gilet de sécurité jaune fluo.

Aubes blanches – Jour 22 – Norvège

21.10.2016 | 1°C | Temps couvert, puis dégagé

Nous découvrons avec le lever de soleil le décor dans lequel nous avons passé la nuit. Très bel endroit, mais comme souvent en Norvège, balafré par des lignes électriques. Les premières heures de route sont dans la même lignée. De beaux reliefs de roche noire traversés de couleurs brunes, vertes et glace. Vue spectaculaire sur une vallée avec quelques rayons de lumière du plus bel effet. Nous sommes obligés de prendre un ferry en raison de nouveaux travaux sur la route pour atteindre Odda. Nous passons la nuit au point de départ de notre dernière rando. Deux jours pour atteindre le glacier Folgefonna. La ville d’Odda qui connut son heure de gloire touristique pendant la seconde moitié du 19e siècle semble aujourd’hui mourir d’étouffement avec les derniers râles de l’énorme usine qui en défigure l’entrée.